Colomiers : ce que les diagnostics révèlent, ou non, des appartements en copropriété
L’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 9 278 diagnostics enregistrés à Colomiers, sans correspondre à autant de logements uniques. Leur analyse éclaire le contexte énergétique local, mais les données fournies ne séparent pas les diagnostics collectifs des diagnostics individuels.

9 278 diagnostics enregistrés constituent le point de départ de cette analyse du parc immobilier diagnostiqué à Colomiers, publiée le 11 octobre 2026. La dernière extraction ADEME utilisée date du 28 septembre 2026 : l’actualité est ici la mise à jour des données locales, et non un événement municipal. Pour lire ces résultats sous l’angle des appartements et de la copropriété, une limite commande toute l’interprétation : les éléments fournis ne distinguent pas les diagnostics collectifs des diagnostics individuels. Ils décrivent un corpus communal, dans lequel un même logement peut apparaître plusieurs fois. Ils ne donnent donc ni le nombre de copropriétés diagnostiquées ni un décompte des appartements uniques.
9 278 diagnostics à Colomiers, mais aucun décompte des copropriétés
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Colomiers |
|---|---|
| A | 170 |
| B | 1 152 |
| C | 5 632 |
| D | 1 766 |
| E | 429 |
| F | 112 |
| G | 17 |
Le périmètre est celui de Colomiers, en Haute-Garonne, identifié par le code INSEE 31149. Le jeu local retient une population communale de référence de 40 882 habitants. Cette indication situe la commune, mais elle ne fournit pas un dénominateur permettant de mesurer la part des logements ou des copropriétés couverte par les diagnostics. La base compte des enregistrements, pas des habitants ni nécessairement des biens distincts. Sans séparation entre collectif et individuel, sans nombre de logements uniques et sans inventaire des copropriétés, calculer un taux de couverture du parc d’appartements serait injustifié. La méthode consiste donc à conserver l’unité disponible, le diagnostic enregistré, tout au long de la lecture.
- Date de publication de l’analyse : 11 octobre 2026 ; dernière extraction ADEME utilisée : 28 septembre 2026.
- Périmètre local : Colomiers, code INSEE 31149 ; volume disponible : 9 278 diagnostics enregistrés.
- Limite de comptage : un même logement peut apparaître plusieurs fois ; les logements uniques ne sont pas dénombrés.
- Limite pour la copropriété : aucune ventilation entre diagnostics collectifs et individuels n’est fournie.
Collectif et individuel : deux lectures impossibles à isoler ici
La question centrale pour une copropriété est de savoir à quelle échelle se rapportent les résultats consultés. Or les chiffres transmis ne permettent pas d’isoler un groupe de diagnostics collectifs, puis un groupe de diagnostics individuels, pour les comparer. Il serait donc excessif d’attribuer la répartition communale des étiquettes aux seuls appartements ou aux seuls immeubles en copropriété. Cette absence de ventilation ne rend pas les données inutiles : elle en circonscrit la portée. Elles constituent un cadre local de comparaison, non une mesure spécifique de la performance des copropriétés. Aucun résultat fourni ne permet non plus d’établir une correspondance entre un diagnostic collectif et les diagnostics individuels associés.
Les maisons individuelles représentent 21,1 % dans la répartition fournie. Ce chiffre confirme qu’elles ne forment pas la majorité de cette répartition, mais il ne suffit pas à nommer précisément tout le reste. Les faits disponibles ne détaillent ni les autres catégories de bâtiments ni leur statut de propriété. Assimiler automatiquement la part restante à des appartements en copropriété ajouterait une information absente. Pour un lecteur intéressé par son appartement, la conséquence est directe : aucune étiquette communale majoritaire ne peut être attribuée à son bien sur cette seule base. Pour une copropriété, la même prudence interdit de présenter ces statistiques comme le résultat propre à l’immeuble.
5 632 diagnostics C : une majorité qui ne décrit pas chaque immeuble
L’étiquette C rassemble 5 632 diagnostics, soit 60,7 % des enregistrements. Elle est nettement la plus représentée dans la distribution locale. La classe D suit avec 1 766 diagnostics, soit 19,0 %. Les étiquettes A et B comptent respectivement 170 diagnostics, soit 1,8 %, et 1 152 diagnostics, soit 12,4 %. Cette distribution décrit la fréquence des résultats enregistrés, sans indiquer combien d’appartements distincts ou de copropriétés se trouvent derrière chaque classe. La majorité de C est donc un constat solide à l’échelle du corpus. Elle ne démontre ni que la majorité des copropriétés est classée C ni que leurs appartements présentent tous ce résultat.
À l’autre extrémité de la distribution, 429 diagnostics relèvent de E, soit 4,6 %, 112 de F, soit 1,2 %, et 17 de G, soit 0,2 %. Les classes F et G réunissent 129 diagnostics, soit 1,4 % des enregistrements. Cette proportion minoritaire doit rester attachée à son périmètre exact : elle ne signifie pas que 1,4 % des appartements de Colomiers sont concernés. Les répétitions possibles d’un même logement empêchent cette conversion. La répartition ne dit pas davantage si ces enregistrements sont concentrés dans quelques immeubles ou répartis entre plusieurs ensembles. Toute appréciation de leur concentration en copropriété dépasserait donc les éléments disponibles.
- A : 170 diagnostics, soit 1,8 % ; B : 1 152 diagnostics, soit 12,4 %.
- C : 5 632 diagnostics, soit 60,7 % ; D : 1 766 diagnostics, soit 19,0 %.
- E : 429 diagnostics, soit 4,6 %.
- F : 112 diagnostics, soit 1,2 % ; G : 17 diagnostics, soit 0,2 %.
- F et G réunis : 129 diagnostics, soit 1,4 %, sans décompte correspondant de logements uniques.
1948-1974 : 33,4 % du corpus géolocalisé, sans profil propre aux copropriétés
La période de construction dominante est 1948-1974, avec 33,4 % du corpus géolocalisé. Ce dernier terme importe : le pourcentage est explicitement associé aux données géolocalisées, et ne doit pas être présenté sans précaution comme une proportion de tous les logements de la commune. Le bâti antérieur à 1949 représente 1,2 %, celui antérieur à 1975 atteint 34,6 %, et les périodes antérieures à 2001 regroupent 61,8 %. Ces repères donnent une profondeur historique au corpus analysé. Ils n’indiquent toutefois pas combien de copropriétés appartiennent à chaque période, ni quelle part des appartements diagnostiqués correspond précisément à la séquence dominante de 1948-1974.
Mettre ces dates de construction en regard des étiquettes énergétiques peut aider à formuler des questions, mais pas à produire des réponses absentes du jeu fourni. Aucun croisement entre période, type de bâtiment et classe énergétique n’est disponible dans les faits transmis. Il serait donc infondé d’expliquer la majorité de C par une génération particulière d’immeubles, ou d’attribuer les diagnostics F et G au seul bâti ancien. La même limite vaut pour une copropriété prise isolément : son époque de construction ne permet pas de déduire son étiquette à partir de ces agrégats. Les chiffres décrivent ici deux dimensions du corpus, sans établir de relation causale entre elles.
Gaz naturel : 6 179 diagnostics, sans partage entre chauffage collectif et individuel
Le gaz naturel est le chauffage principal dans l’extraction, avec 6 179 diagnostics. Pour l’angle copropriété, ce volume appelle une distinction précise : la source d’énergie ne renseigne pas, à elle seule, sur l’organisation collective ou individuelle du chauffage. Les faits fournis ne ventilent pas ces 6 179 enregistrements selon cette organisation. On ne peut donc pas y lire un nombre d’immeubles disposant d’un chauffage collectif, ni un nombre d’appartements chauffés individuellement au gaz. On ne peut pas non plus relier directement ce volume à la majorité d’étiquettes C. Le gaz constitue un repère descriptif important du corpus, mais son association avec les résultats énergétiques n’est pas documentée ici.
Les autres repères sont une surface médiane de 68 m², une consommation médiane de 124 kWh/m²/an et un coût énergétique annuel médian estimé de 924 €. Ces valeurs sont présentées pour le corpus, sans sous-ensemble propre aux appartements en copropriété. Elles ne décrivent pas nécessairement un même bien réunissant les trois caractéristiques. Il serait donc trompeur de fabriquer à partir d’elles le portrait d’un appartement type dont la dépense serait connue. Les 924 € sont une estimation médiane, pas un montant attribuable à chaque logement. Aucune ventilation fournie ne permet davantage de transformer ce repère en dépense collective d’un immeuble ou en montant individuel pour ses occupants.
Cabirol-Ramassiers, Centre et inondation : ce que l’échelle locale ne tranche pas
Les secteurs IRIS analysés sont Cabirol-Ramassiers, Falcou-Fenassiers, Centre, Gare Lamartine et Naspe-Sélery-Mâconnais. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucun résultat chiffré par secteur. Il n’est donc pas possible de désigner celui où les appartements seraient les mieux classés, celui qui concentrerait les copropriétés anciennes ou celui où le gaz serait le plus fréquent. Cette limite est particulièrement importante dans une lecture locale : citer un secteur ne suffit pas à lui attribuer le profil moyen communal. Les données transmises autorisent à nommer les territoires analysés, mais pas à les hiérarchiser sur leur performance énergétique ou sur les caractéristiques de leurs copropriétés.
Géorisques recense l’inondation parmi les familles de risques locales. Le potentiel radon indiqué est de 1, tandis que la zone sismique n’est pas renseignée. Ces informations doivent rester distinctes de la répartition des diagnostics énergétiques : aucun croisement fourni ne relie les risques à une classe, à un secteur IRIS ou à une copropriété précise. La mention de l’inondation ne permet pas de déclarer tous les appartements exposés de la même manière. De même, une zone sismique non renseignée n’équivaut pas à une absence de risque. Dans cette analyse, les risques apportent donc un contexte local, sans permettre une appréciation à l’adresse ou à l’immeuble.
17 diagnostics G et 429 E : séparer location, appartement et monopropriété
Les échéances de décence énergétique donnent une portée concrète aux étiquettes, sans transformer les enregistrements en dossiers locatifs identifiés. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À Colomiers, les 17 diagnostics G, les 112 F et les 429 E situent les volumes enregistrés dans ces catégories. Ils ne permettent cependant pas de compter les appartements effectivement proposés pour un nouveau bail, ni les copropriétés concernées. Aucun statut d’occupation ou projet de location n’est fourni pour ces enregistrements.
La vente relève d’un autre périmètre dans les faits juridiques autorisés. L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Cette formulation ne doit pas être étendue automatiquement à la vente d’un appartement en copropriété. Elle ne permet pas non plus d’assimiler un immeuble en monopropriété à une copropriété. La conséquence pour l’analyse locale est de garder séparés le classement énergétique, le type de bien et la situation de propriété. Le corpus agrégé ne fournit pas les croisements nécessaires pour compter les ventes relevant de ce périmètre.
- Nouveau bail : les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
- Échéances prévues de décence énergétique : classe F en 2028, puis classe E en 2034.
- Audit énergétique réglementaire à la vente : maisons individuelles et immeubles en monopropriété E, F ou G ; classe E concernée depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
- Limite locale : les diagnostics enregistrés ne dénombrent ni les nouveaux baux, ni les ventes, ni les logements uniques concernés.
À l’échelle d’un immeuble, les rapprochements que les données ne permettent pas
Une lecture propre aux copropriétés supposerait de pouvoir identifier les catégories de diagnostics, distinguer les logements uniques et rapprocher les informations collectives des informations individuelles. Ces possibilités ne figurent pas dans les faits transmis. Il n’est donc pas possible de mesurer un écart entre résultats d’immeuble et résultats d’appartements, ni de dire si plusieurs diagnostics concernent des biens différents dans une même copropriété. L’absence de tels rapprochements fixe la frontière de cette publication. Les agrégats communaux peuvent éclairer les questions posées à propos du bâti, du chauffage et des étiquettes ; ils ne remplacent pas les informations propres au bien ou à l’immeuble que l’on cherche à comprendre.
Au 11 octobre 2026, l’apport de cette dernière extraction est donc précis : Colomiers dispose d’un corpus de 9 278 diagnostics enregistrés, très majoritairement classés C, avec 129 enregistrements F ou G et une présence importante du gaz naturel. Mais cette publication ne mesure pas une évolution : aucun point de comparaison antérieur n’est fourni pour affirmer une amélioration ou une dégradation. Pour les appartements et les copropriétés, le résultat reste un contexte communal, assorti de limites explicites sur le comptage et l’échelle d’observation. Conserver ces limites évite de transformer une photographie de diagnostics en bilan des immeubles, en inventaire des logements ou en prévision de leur devenir.
Questions fréquentes
Les 9 278 diagnostics correspondent-ils à 9 278 logements différents ?
Non. La base contient 9 278 diagnostics enregistrés pour le périmètre local, et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas de décompte des logements uniques, des appartements uniques ou des copropriétés diagnostiquées.
Peut-on comparer les diagnostics collectifs et individuels à Colomiers ?
Pas avec les données fournies. Elles ne séparent pas ces catégories et ne relient pas les résultats d’un immeuble à ceux de ses appartements. La majorité de diagnostics C, soit 60,7 %, porte sur les enregistrements du corpus communal, pas sur un sous-ensemble identifié de copropriétés.
Que représentent les classes E, F et G dans cette extraction ?
E compte 429 diagnostics, soit 4,6 %, F en compte 112, soit 1,2 %, et G en compte 17, soit 0,2 %. F et G réunissent 129 diagnostics, soit 1,4 %. Ces volumes ne permettent pas de compter les logements uniques concernés par les échéances de décence énergétique.