DPE à Naspe-Sélery-Mâconnais, Colomiers : bâti, étiquettes et logement
À Naspe-Sélery-Mâconnais, les 717 DPE analysés décrivent un parc majoritairement composé d’appartements, où l’étiquette C domine. Le quartier compte moins de passoires énergétiques que Colomiers, mais ses médianes de consommation et de coût énergétique estimé sont plus élevées.

Le dossier énergétique de Naspe-Sélery-Mâconnais repose sur 717 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 9 558 DPE analysés à Colomiers. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, de repérer les classes énergétiques les plus présentes et de comparer plusieurs indicateurs avec ceux de la commune. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. La lecture doit donc rester attachée à ce périmètre : une proportion observée parmi les diagnostics ne décrit pas automatiquement chaque immeuble, chaque rue ou chaque bien proposé sur le marché. Pour un projet de vente ou de location, ces résultats apportent un contexte local, à compléter par les caractéristiques et le DPE du logement concerné.
Un bâti peu ancien, avec 28,2 % de maisons individuelles
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Naspe-Sélery-Mâconnais) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,1 % |
| B | 42 | 5,9 % |
| C | 422 | 58,9 % |
| D | 231 | 32,2 % |
| E | 16 | 2,2 % |
| F | 4 | 0,6 % |
| G | 1 | 0,1 % |
La période de construction la plus représentée à Naspe-Sélery-Mâconnais est celle de 2006 à 2012, avec 28,6 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche dominante, et non d’une majorité absolue des logements étudiés. À l’autre extrémité, les constructions antérieures à 1948 représentent seulement 0,1 % de l’échantillon, tandis que celles d’avant 1975 en constituent 2,1 %. Le bâti ancien occupe donc une place limitée dans les données disponibles. La répartition par type de logement fait également ressortir une prédominance des appartements : les maisons individuelles représentent 28,2 %, le reste correspondant à des appartements. Ce profil donne un cadre à l’analyse énergétique, sans permettre d’attribuer une classe DPE précise à une période de construction ou à un type de logement.
- Construction : la tranche 2006-2012 rassemble 28,6 % des diagnostics. Elle fournit un repère sur l’âge du bâti étudié, mais les faits disponibles ne détaillent pas les autres périodes de construction.
- Ancienneté : les parts de 0,1 % avant 1948 et de 2,1 % avant 1975 signalent une présence limitée des logements anciens. Ces deux catégories se recoupent et ne doivent pas être additionnées.
- Typologie : avec 28,2 % de maisons individuelles et un reste composé d’appartements, les résultats concernent surtout du logement collectif. Aucune ventilation des étiquettes entre maisons et appartements n’est fournie.
Les classes C et D structurent les 717 DPE du quartier
L’étiquette C est la plus fréquente, avec 422 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 231. Les autres classes sont nettement moins représentées : 1 diagnostic en A, 42 en B, 16 en E, 4 en F et 1 en G. Le quartier présente ainsi une forte concentration sur les classes intermédiaires C et D, plutôt qu’une répartition homogène entre toutes les étiquettes. Les passoires énergétiques, définies ici par les classes F et G, concernent 5 logements, soit 0,7 % de l’échantillon. Cette faible présence ne signifie pas que tous les biens présentent les mêmes performances. Elle ne renseigne pas non plus sur les équipements, l’isolation ou les travaux déjà réalisés : ces caractéristiques ne figurent pas dans les faits disponibles.
0,7 % de passoires, mais des médianes supérieures à Colomiers
La comparaison avec Colomiers fait apparaître deux constats qui doivent être conservés ensemble. D’une part, la proportion de passoires F et G est plus faible dans le quartier : 0,7 %, contre 1,4 % dans la ville. D’autre part, la consommation médiane atteint 140 kWh/m²/an, contre 124 kWh/m²/an à l’échelle communale, et le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 131 €, contre 924 €. Le quartier ne peut donc pas être présenté comme uniformément moins consommateur sur la seule base de sa faible part de F et G. Ces indicateurs décrivent des aspects différents de la distribution. Les valeurs de comparaison fournies sont des médianes, et non des moyennes ; cette distinction importe pour interpréter correctement la position du quartier.
- Surface médiane : 65 m² dans le quartier, contre 68 m² à Colomiers. Les logements étudiés présentent donc une surface médiane plus petite, sans que les données permettent d’expliquer l’écart de coût énergétique.
- Bâti d’avant 1948 : 0,1 % à Naspe-Sélery-Mâconnais, contre 1,2 % dans la commune. L’ancienneté ne suffit cependant pas, à elle seule, à déterminer la performance d’un logement.
- Lecture des coûts : les 1 131 € correspondent à un coût annuel médian estimé, pas à une facture garantie. Cette valeur ne doit pas être affectée automatiquement à un appartement ou à une maison du quartier.
- Portée de la comparaison : la répartition communale complète des classes A à G n’est pas fournie. La comparaison des étiquettes avec la ville porte donc ici sur les seules passoires F et G.
Vendre : replacer le DPE du bien parmi les 422 diagnostics C
Pour préparer une vente, la première implication est de distinguer le contexte du quartier de la situation propre au logement. Une étiquette C s’inscrit dans la classe la plus représentée, avec 422 diagnostics, mais cela ne permet pas de conclure à une valeur de marché particulière. De même, un bien classé F ou G appartient à une catégorie peu présente localement, sans que les données permettent de mesurer l’effet de cette étiquette sur une négociation. Le dossier de présentation gagne à mettre en regard la classe du bien, sa consommation et son estimation de coût énergétique, plutôt qu’à reprendre uniquement la médiane locale de 1 131 €. Aucun élément fourni ne permet de chiffrer une décote, une valorisation ou le résultat d’éventuels travaux.
Louer : distinguer les 140 kWh/m²/an médians du DPE individuel
Pour une mise en location, les données servent avant tout à situer le logement dans son environnement énergétique. La consommation médiane de 140 kWh/m²/an constitue un repère local, pas une prévision applicable à chaque occupant. Le coût annuel médian estimé de 1 131 € doit être présenté avec la même prudence : il ne remplace ni l’estimation propre au logement ni ses caractéristiques. La prédominance des appartements dans l’échantillon ne permet pas davantage d’attribuer un résultat commun à tout le parc collectif. Pour examiner un projet concret, il convient donc de repartir du DPE individuel. Les faits fournis ne comprennent pas de calendrier réglementaire de location ; ils ne permettent pas de conclure ici à l’autorisation ou à l’interdiction de louer un bien donné.
Questions fréquentes
Naspe-Sélery-Mâconnais est-il plus performant que Colomiers sur le plan énergétique ?
La réponse dépend de l’indicateur retenu. Le quartier compte 0,7 % de passoires F et G, contre 1,4 % à Colomiers. En revanche, sa consommation médiane est de 140 kWh/m²/an, contre 124 dans la ville, et son coût annuel médian estimé atteint 1 131 €, contre 924 €. Il présente donc moins de passoires dans l’échantillon, mais des médianes de consommation et de coût plus élevées.
Quel type de logement domine dans les diagnostics du quartier ?
Les appartements sont majoritaires, les maisons individuelles représentant 28,2 % des logements diagnostiqués. La période de construction la plus représentée est 2006-2012, avec 28,6 % des diagnostics, tandis que le bâti antérieur à 1975 représente 2,1 %. Ces résultats décrivent l’échantillon analysé. Ils ne permettent pas de connaître séparément l’âge dominant des maisons et celui des appartements, faute de croisement entre ces catégories.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?
Les 1 131 € annuels peuvent être cités comme un repère statistique local, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût médian estimé dans l’échantillon. Ce montant ne décrit pas automatiquement le logement présenté. Il faut le distinguer de l’estimation figurant dans son propre DPE et ne pas le transformer en promesse de dépense. Les données fournies ne permettent pas non plus d’en déduire un prix de vente ou un loyer.