DPE à Cabirol-Ramassiers, Colomiers : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Cabirol-Ramassiers, l’analyse de 1 790 DPE fait ressortir un bâti majoritairement en appartements et une nette prédominance de l’étiquette C. Les consommations et coûts énergétiques médians sont inférieurs à ceux de Colomiers, mais ces repères collectifs ne remplacent pas l’examen du logement vendu ou loué.

DPE à Cabirol-Ramassiers, Colomiers : comprendre le bâti et ses étiquettes — Colomiers

Le dossier énergétique de Cabirol-Ramassiers repose sur 1 790 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 9 558 DPE analysés à Colomiers. Il décrit donc les biens présents dans cette base, sans constituer un recensement exhaustif de tous les logements du quartier. Trois éléments ressortent : la place importante des constructions de 2006-2012, la prédominance des appartements et la concentration des diagnostics dans la classe C. Les indicateurs médians de consommation et de coût estimé sont également inférieurs aux références communales. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données permettent de situer un bien dans son environnement, à condition de distinguer les tendances du quartier des caractéristiques propres au logement.

Un bâti dominé par la période 2006-2012 et les appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Cabirol-Ramassiers)Part du quartier
A160,9 %
B21912,2 %
C1 38177,2 %
D1498,3 %
E201,1 %
F30,2 %
G20,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Cabirol-Ramassiers (Colomiers).

La période de construction dominante à Cabirol-Ramassiers est 2006-2012 : elle représente 48,6 % des diagnostics du quartier. Les maisons individuelles comptent pour 26,0 % de l’échantillon, le reste correspondant à des appartements. Le bâti ancien occupe une place limitée : 1,5 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1948 et 4,1 % avant 1975. Le quartier présente ainsi un profil dans lequel les constructions relativement récentes pèsent fortement, sans que tous les biens relèvent d’une même génération. La surface médiane de 66 m² complète cette description, mais ne permet pas de déduire le nombre de pièces ni la configuration des logements. Ces repères invitent à comparer une maison à des maisons et un appartement à des appartements, plutôt qu’à considérer le quartier comme un ensemble uniforme.

Une étiquette C très présente et seulement 5 logements classés F ou G

La classe C rassemble 1 381 diagnostics sur les 1 790 étudiés : c’est l’étiquette qui structure le plus nettement le profil énergétique de Cabirol-Ramassiers. Les classes B et D viennent ensuite, avec respectivement 219 et 149 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes F et G totalisent 5 logements, soit 0,3 % de l’échantillon du quartier. Cette faible présence des passoires énergétiques ne signifie pas que chaque logement offre une performance identique, ni que tous les biens classés C présentent les mêmes équipements ou les mêmes besoins d’amélioration. Les données fournies ne détaillent ni les systèmes de chauffage, ni l’isolation, ni les recommandations individuelles. Elles établissent une répartition des résultats, sans expliquer à elles seules les causes techniques de chaque classement.

  • Classes A et B : 16 diagnostics portent l’étiquette A et 219 l’étiquette B. Ces logements sont présents dans l’échantillon, mais ne constituent pas le profil dominant du quartier.
  • Classe C : avec 1 381 diagnostics, elle forme le principal point de comparaison local. Un logement de cette classe s’inscrit dans la catégorie la plus représentée, sans être pour autant identique aux autres.
  • Classes D et E : elles comptent respectivement 149 et 20 diagnostics. Leur présence rappelle que la forte concentration en C laisse subsister des situations énergétiques différentes au sein du quartier.
  • Classes F et G : 3 diagnostics sont classés F et 2 sont classés G. Ces cas minoritaires appellent une lecture individuelle plutôt qu’une appréciation fondée sur le seul profil général de Cabirol-Ramassiers.

Des médianes de consommation et de coût sous les références de Colomiers

La comparaison avec Colomiers doit être formulée en termes de médianes, et non de moyennes arithmétiques : ce sont les indicateurs disponibles. À Cabirol-Ramassiers, la consommation médiane atteint 116 kWh/m²/an, contre 124 kWh/m²/an à l’échelle de la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est de 846 €, contre 924 €. La surface médiane est également un peu plus petite, avec 66 m² contre 68 m². La part des passoires F et G est inférieure à la référence communale : 0,3 % contre 1,4 %. En revanche, la proportion de constructions antérieures à 1948 est légèrement supérieure, à 1,5 % contre 1,2 %. Le quartier ne se distingue donc pas de façon identique sur tous les indicateurs, même si ses repères énergétiques médians sont plus bas.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer les résultats du quartier

Pour vendre à Cabirol-Ramassiers, la répartition locale fournit un contexte utile à la présentation du logement. Une étiquette C correspond à la classe la plus fréquente, avec 1 381 diagnostics, mais ce constat ne démontre aucun effet sur la valeur du bien ou sur les conditions de vente. Un classement différent mérite d’être expliqué à partir du diagnostic individuel, et non minimisé au motif que le quartier compte peu de passoires. La période de construction, le caractère individuel ou collectif du logement et sa surface permettent également de préciser la comparaison. Une maison ne se résume pas au profil d’un échantillon où les maisons représentent 26,0 % des biens. L’enjeu est de présenter des informations cohérentes, en séparant clairement les caractéristiques du logement des statistiques de son environnement.

  • Présenter l’étiquette propre au bien avant le contexte local : les 5 logements classés F ou G montrent qu’une situation particulière peut s’écarter du classement dominant du quartier.
  • Comparer des indicateurs de même nature : une consommation exprimée en kWh/m²/an peut être mise en regard du repère médian de 116 kWh/m²/an, sans la confondre avec un montant annuel en euros.
  • Préciser le profil du logement : la période 2006-2012 représente 48,6 % des diagnostics, mais cette part ne permet d’attribuer ni une date de construction ni une performance à un bien particulier.
  • Éviter toute conclusion commerciale automatique : la proportion de passoires de 0,3 % constitue un repère énergétique, pas une mesure de la demande, de la valeur ou de l’issue d’une vente.

Louer : examiner le DPE individuel et les estimations du logement

Pour une location, le profil énergétique du quartier donne un premier contexte, mais ne suffit pas à apprécier le logement proposé. Le candidat locataire peut rapprocher sa consommation estimée du repère local de 116 kWh/m²/an et examiner son coût annuel estimé, sans attendre une facture identique à la médiane de 846 €. Le bailleur a intérêt à distinguer ces éléments dans la présentation du bien, notamment lorsque son étiquette diffère de la classe C dominante. Les 3 diagnostics F et les 2 diagnostics G doivent être considérés pour eux-mêmes : leur rareté ne permet aucune conclusion sur les conditions de location de ces logements. Les faits disponibles ne comprennent pas de cadre réglementaire ; ils ne permettent donc pas de statuer sur la possibilité juridique de louer un bien particulier.

Questions fréquentes

Quel type de bâti domine à Cabirol-Ramassiers ?

Les appartements sont majoritaires dans l’échantillon, les maisons individuelles représentant 26,0 % des diagnostics. La période 2006-2012 domine avec 48,6 % des DPE. Le bâti antérieur à 1975 représente 4,1 % de l’ensemble, dont 1,5 % antérieur à 1948. Ces proportions décrivent les logements diagnostiqués et ne permettent pas de déduire les caractéristiques d’une adresse précise.

Le quartier affiche-t-il de meilleurs résultats énergétiques que Colomiers ?

Les indicateurs fournis vont dans ce sens pour la consommation médiane, le coût médian estimé et la part des passoires. Ils sont respectivement de 116 kWh/m²/an, 846 € et 0,3 % à Cabirol-Ramassiers, contre 124 kWh/m²/an, 924 € et 1,4 % à Colomiers. Cette comparaison reste collective et ne signifie pas que chaque logement du quartier surpasse chaque logement de la ville.

Peut-on utiliser les statistiques du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Oui, comme contexte clairement identifié, mais pas comme substitut au DPE du logement. Les 1 381 diagnostics classés C montrent que cette étiquette est dominante ; ils ne préjugent pas de celle du bien proposé. De même, le coût médian estimé de 846 € ne doit pas être présenté comme sa dépense annuelle. Les données disponibles ne démontrent aucun effet sur la valeur du bien et ne tranchent aucune question réglementaire.

Sources officielles

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